Départ à la retraite : Bill Peters

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Bulletin de l'ICC, no 32, novembre 2003

Départ à la retraite : Bill Peters

par Charlie Costain, directeur général par intérim, et Linda Street, conseillère principale

Bill Peters

Bill Peters, le sixième directeur général de l'Institut canadien de conservation, a pris sa retraite en juillet 2003, après 37 ans de service au sein de la fonction publique du Canada.

Avant son arrivée à l'ICC pendant l'été 1995, Bill a travaillé trois ans comme directeur général de la Direction générale du patrimoine au ministère du Patrimoine canadien, et deux ans au sein de la Direction générale des lieux historiques nationaux de Parcs Canada. Il a donc pu faire profiter l'Institut de ses vastes connaissances de la collectivité du patrimoine du Canada.

Sous la direction de Bill, les horizons de l'ICC se sont étendus pour inclure de nouveaux enjeux, comme les collections autochtones et multiculturelles, les éléments d'architecture des édifices canadiens importants du point de vue culturel (comme les édifices du Parlement), et le besoin de contribuer activement à l'élaboration de politiques en vue de garantir une protection adéquate des biens culturels meubles du Canada. Par ailleurs, il a encouragé l'évolution continue de la principale force de l'ICC — la relation symbiotique entre la recherche scientifique et la restauration (dont les résultats ont contribué de façon importante aux activités de conservation à l'échelle mondiale). Il a également veillé à ce que la base de connaissances de l'ICC, ses services et ses orientations stratégiques traduisent les réalités et les besoins pratiques des Canadiens et des Canadiennes, en s'assurant que des consultations auprès de la collectivité du patrimoine se poursuivent de façon continue. En outre, il a toujours demandé à son personnel d'évaluer, de mesurer et d'analyser régulièrement le niveau de satisfaction de la clientèle afin de pouvoir apporter des modifications au besoin.

Tout ceci a été réalisé malgré des réductions budgétaires et des attentes financières réduites. Afin de veiller à ce que les activités de l'ICC soient le plus ciblées possible, il a amené le personnel à examiner en profondeur de nombreuses questions importantes, y compris la politique, la structure organisationnelle, la satisfaction de la clientèle, le moral, les valeurs et les principes du personnel, pour n'en nommer que quelques-uns. Et il a veillé à ce que bon nombre de leurs recommandations soient adoptées, ce qui a débouché sur l'amélioration du cycle de planification de l'organisation et sur une meilleure connaissance des besoins de la clientèle et de son niveau de satisfaction. Les systèmes ont été simplifiés, les rapports hiérarchiques clarifiés, les possibilités de génération de revenus explorées, les mesures nécessaires prises, et la structure organisationnelle révisée. Les partenaires ont pris part à des efforts et à des projets de collaboration, le plus fructueux étant celui qui a été entrepris dans le cadre du Programme de conservation du patrimoine de Travaux publics et Services gouvernementaux (TPSGC). L'ICC et TPSGC ont collaboré dans le cadre d'un certain nombre de projets sur la Colline parlementaire, l'ICC contribuant à l'identification des intérieurs architecturaux de ces édifices importants et aux spécifications visant leur conservation. Des travaux comme ceux-ci ont permis d'accroître l'efficience, l'efficacité et la responsabilisation de l'Institut.

Bill avait des acquis solides en communications, et savait l'importance d'échanger de l'information et d'élargir la portée des activités de l'Institut. Il a encouragé le personnel à trouver des possibilités, pour l'ICC, de sortir de la collectivité du patrimoine pour fournir des services à une plus vaste gamme de clients. Sa direction et son encouragement sont des facteurs qui ont motivé l'amélioration du site Web initial de l'ICC et de la création d'un nouveau site Web. Ce nouveau site Web — « Préserver mon patrimoine » — a pour objectif de sensibiliser le public à l'importance de la conservation et permet aux membres du grand public d'accéder à des renseignements qui les aideront à protéger leurs trésors personnels.

Par ailleurs, afin de rendre l'information, les connaissances et l'expertise de l'ICC largement accessibles, Bill a appuyé le programme de publications et les efforts de formation de l'Institut. Là aussi, il a veillé à ce que l'Institut sollicite constamment les critiques constructives de ses clients et partenaires afin de se perfectionner en permanence. Le maintien d'un dialogue continu a toujours été important pour Bill.

La création d'un milieu de travail positif et sain pour le personnel de l'ICC était une des priorités de Bill. Il avait une grande confiance dans le bon jugement de son personnel, et il n'a jamais hésité à le laisser prendre l'initiative quand il considérait que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire pour l'Institut. Sa politique de la porte ouverte traduisait l'importance qu'il accordait à son équipe, qui comprenait tous les membres du personnel de l'ICC. La constitution d'un esprit de corps était un travail permanent.

En tant que « gestionnaire de personnes », Bill a mis l'accent à la fois sur les aspects physiques et psychologiques du milieu de travail. Pendant son mandat, les problèmes de locaux à l'ICC ont augmenté la complexité de ces questions. Vers la fin des années 1990, l'immeuble abritant l'ICC au 1030, chemin Innes, était devenu inadéquat, inefficace et coûteux. Par ailleurs, une moisissure toxicogène, trouvée dans la cavité interne du périmètre, a nécessité la prise de mesures correctives immédiates. À la suite d'une longue analyse coûts-avantages, on a décidé de remettre l'immeuble à neuf afin d'étendre sa durée de vie de 10 ans. Bill a lancé le processus qui allait éventuellement mener au remplacement de toutes les fenêtres et du revêtement d'étanchéité, aux mesures correctives et à la rénovation de l'immeuble.

La contribution faite par Bill à l'ICC est manifeste, grâce à sa sagesse, son expérience, sa personnalité et son approche, l'Institut a pu continuer à jouer son rôle de pierre d'angle des activités de conservation nationales et internationales. Grâce aux efforts qu'il a déployés, l'ICC est toujours une des forces vitales de la collectivité du patrimoine du Canada.