Patrimoine canadien
Symbole du gouvernement du Canada

Stagiaires diplômés rémunérés à l’ICC — 2010
Kristen Stockstill

Kristen Stockstill Mon parcours universitaire a débuté à Toronto (Ontario), où j’ai obtenu en 2003 un baccalauréat ès arts avec spécialisation en histoire de l’art et double mineure en arts plastiques et en italien de l’Université de Toronto. Il s’est poursuivi à Nanaimo (Colombie‑Britannique), où j’ai étudié la chimie organique pendant trois ans à l’Université de l’île de Vancouver, avant de se terminer à Peterborough (Ontario), où j’ai achevé en juillet 2009 le programme de gestion et de conservation de collections du Collège Fleming.

Dans le cadre de ce dernier programme, j’ai effectué un stage de 4 mois au laboratoire archéologique de Parcs Canada à Ottawa (Ontario). J’y ai passé une grande partie de mon temps à travailler avec des métaux archéologiques, à perfectionner de fines compétences manuelles et à apprendre des techniques plus musclées pour traiter les artefacts de grande taille. Je n’aurais jamais pensé que le sablage, le soudage, et le rivetage constituaient des possibilités dans le domaine de la conservation, mais j’ai vite réalisé que la laine d’acier et les cotons-tiges ne s’avéraient pas des options viables pour le traitement de lourdes portes de fer corrodées et déformées! J’ai par la suite accompli un stage de six mois à ce même laboratoire au cours duquel j’ai travaillé, en plus des métaux, sur des artefacts archéologiques organiques, notamment une fascinante et complexe carapace de tortue carbonisée.

J’ai aussi travaillé quelque temps au Musée canadien des civilisations à Gatineau (Québec). J’y ai eu la formidable occasion d’aider les restaurateurs travaillant dans divers laboratoires, et on m’a confié la tâche de nettoyer les objets exposés et d’entretenir l’équipement de contrôle environnemental dans les galeries et les vastes aires de mise en réserve.

Je suis membre active de l’Association canadienne pour la conservation et la restauration des biens culturels (ACCR). J’appartiens au Comité des restaurateurs émergents et j’espère présenter une affiche à la 36e Conférence annuelle de l’ACCR à Ottawa (Ontario) en juin 2010.

Pendant mon stage de 1 an à l’ICC, je me concentrerai sur les projets de traitement des objets suivants :

  • Environ 150 artefacts Thulé de l’île Somerset au Nunavut — Ces artefacts gorgés d’eau et très sales ont environ de 400 à 1 000 ans, et sont en grande partie composés de fanons, d’ivoire, de bois, d’ossements, de peau et de bois de cervidés. Les traitements varieront selon le matériel, mais dans tous les cas, la première étape consistera à retirer la terre mouillée et à sécher les objets de façon contrôlée. Pour les objets de bois et de cuir gorgés d’eau, la méthode de séchage communément utilisée est la lyophilisation et le remplacement de l’eau par du polyéthylèneglycol (PEG); pour l’ivoire, les ossements et les fanons, le séchage à l’air dans un réfrigérateur suffit.
  • Une tirelire de fonte de la région de Toronto — Cette tirelire remonte à la période edwardienne (1901–1910) et est très corrodée par endroits. Le devant semble être recouvert de résine naturelle ou de vernis, ce qui compliquera le traitement. L’électrolyse ponctuelle pourrait se révéler une option pour enlever les agents de corrosion sans abîmer la surface finie.